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Documentaire // On achève bien les gros

Présentation générale

Référence : Deydier, G. Oberti, V. Follea, L. (Réalisateur.ices). (2019) On achève bien les gros [Film documentaire] Bangumi et Arte France. https://www.arte.tv/fr/videos/086161-000-A/on-acheve-bien-les-gros/

Type : Film documentaire 

Courte présentation des auteurices :

  • Gabrielle Deydier est une documentariste et autrice française, fondatrice du webzine culturel Ginette Le Mag. Elle publie en 2017 son premier ouvrage intitulé On ne naît pas grosse, aux éditions de la Goutte d’Or et participe en novembre 2019 à l’émission LSD (La Série Documentaire) sur France Culture dans la série intitulée Place aux gros.
  • Valentine Oberti est une journaliste et documentariste française, chroniqueuse pour l’émission Quotidien sur la chaîne TMC jusqu’en 2020. Elle fait notamment partie de la matinale week-end de France Info et de la rédaction Médiapart dont elle s’occupe du pôle vidéo et de l’émission A l’air livre.
  • Laurent Follea est un réalisateur, monteur et graphiste français qui compte dans sa filmopgraphie des documentaires tels que Souffre-Douleurs : ils se manifestent en 2015, Harcèlement Sexuel au Travail-L’affaire de Tous en 2017 ou encore Schnocks, Nos Vieux en 2020.
Résumé :

Présentation du documentaire sur la page d’Arte.fr:

« Obèse depuis l’adolescence, l’auteure Gabrielle Deydier revient sur son histoire et s’élève contre la grossophobie à l’oeuvre dans notre société. Une ode à l’acceptation de soi, contre la tyrannie des normes. “J’ai tendance à dire que je mesure une Kylie Minogue et que j’en pèse trois.” Du haut de son 1,54 mètre pour 125 kilos, Gabrielle Deydier vit depuis son adolescence dans un corps que la société réprouve. Quelques kilos en trop l’amènent à 16 ans à consulter un médecin. Il lui diagnostique, à tort, une maladie hormonale et lui prescrit un traitement assorti d’une diète drastique. Son poids triple, charriant avec lui son lot de moqueries. À l’âge adulte, les discours moralisateurs s’ajoutent aux brimades. Mais après des années passées à se cacher, Gabrielle décide d’assumer son corps différent. En 2017, elle s’attaque à la grossophobie, la stigmatisation des personnes obèses ou en surpoids, et publie On ne naît pas grosse (Éd. Goutte d’or), un vibrant réquisitoire contre l’invisibilisation des personnes grosses dans une société où rien n’est pensé pour elles.

Violence normative 

Aujourd’hui, la joviale Parisienne, native du Gard, s’essaie au roman d’anticipation : l’histoire d’un monde hygiéniste où être gros•se deviendrait un délit. Émaillé de séquences dystopiques plus vraies que nature, ce documentaire la suit dans son quotidien entre les virées au bar littéraire du coin, les sessions piscine longtemps remises à plus tard par peur du regard des autres ou le retour dans son ancien lycée d’Uzès, lieu de ses premières souffrances. Gabrielle Deydier revient face caméra sur son parcours mais explore aussi auprès de différents témoins (spécialistes, personnes obèses) les conséquences plus larges de la grossophobie, telles que les inégalités salariales ou la violence normative induite par la chirurgie bariatrique. “Un jour, on n’assumera plus de couper des estomacs pour faire maigrir des gens“, s’indigne-t-elle. Alors que 10 millions de Français•es souffrent d’obésité, ce film coup de poing bouscule les clichés et s’interroge sur le traitement réservé à celleux qu’on juge en dehors de la “norme” ».

Intérêt pédagogique

Le visionnage de ce documentaire semble possible en classe malgré sa longueur qui peut nécessiter un découpage. Son premier intérêt est qu’il présente un point de vue informé et concerné par les problématiques liées à la grossophobie, sans discours moralisateur comme le rappelle la scène d’introduction du documentaire (début – 02:00). Il permet de parler de grossophobie à travers les différents aspects de la vie d’une personne : éducation scolaire (09:00 – 11:14) et familiale (02:05 – 04:29), logement (04:30 – 05:40), espace public (24:08 – 25:07), emploi (30:25 – 34:30) et estime de soi (47:50 – 48:48).

Trois passages mettant en scène des extraits du roman dystopique Métabo de Gabrielle Deydier sont intéressants dans le cadre soit d’un moment de sensibilisation pour faire réagir les élèves face aux injustices réellement vécues par les personnes grosses, soit d’un travail sur la dystopie. Ce travail pourrait donner lieu à l’écriture d’autres scènes sur la thématique de la grossophobie, en respectant le contexte dystopique du roman. Ou bien à la création d’un monde dystopique par les élèves, à partir d’une autre injustice. Ou encore, d’un travail de réflexion sur l’intérêt de la fiction et notamment de la dystopie dans la lutte contre les injustices.

Découpage des scènes exploitables :

06:55 – 08:50: Présentation du roman dystopique Métabo de Gabrielle Deydier et lecture du début par l’autrice.

(TW: violences grossophobes)

21:09 – 24:07: Scène de grossophobie à l’aéroport. Une voyageuse est pesée comme une valise et doit payer une pénalité car elle dépasse le poids légal. Elle est humiliée publiquement.

34:37 – 37:34: Scène de grossophobie en entreprise. Un employé est convoqué pour faire le bilan de son activité au sein de l’entreprise. Les retours de son manager sont globalement positifs, il fait partie des meilleurs employés. Pourtant ce n’est pas suffisant car son poids est remis en cause et il est forcé de mesurer son tour de taille. Celui-ci dépasse la norme légale et le manager l’accuse de ne pas avoir fait d’effort. L’extrait montre la culpabilisation systématique des personnes grosses.

45:33 – 47:50: Scène de fuite. Un douanier espagnol arrête un conducteur et contrôle son véhicule. Celui-ci transporte quatre résistants gros qui tentent de fuir la France et les opérations bariatriques obligatoires.

Pour aller plus loin :

Rédacteurice : Cha (elle/iel)

 

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